Choisir un nom de domaine que vos clients retiendront encore demain matin
Choisir un nom de domaine ressemble à une petite formalité jusqu’à ce que vous réalisiez qu’il va apparaître sur votre site, vos emails, vos cartes de visite, vos devis et probablement sortir de votre bouche plusieurs centaines de fois. Une bonne adresse doit être facile à retenir, facile à écrire et suffisamment durable pour suivre l’entreprise même lorsque son offre évolue.
Vous cherchez une adresse, pas une dissertation optimisée pour Google.
Commencez par votre marque quand elle est disponible
Dans beaucoup de cas, la meilleure option reste simplement le nom de votre entreprise.
Si votre marque s’appelle Exemple, exemple.fr possède un avantage immense : personne n’a besoin de comprendre une logique particulière.
Le nom entendu correspond au nom tapé.
La situation devient plus compliquée lorsque le domaine est déjà pris.
On peut alors envisager une variation logique, à condition de ne pas transformer l’adresse en puzzle.
Ajouter une activité peut fonctionner. Une localisation peut parfois avoir du sens. Une extension différente peut aussi être envisagée selon votre marché.
Chaque ajout doit cependant répondre à une vraie raison.
Un domaine du type agence-communication-branding-web-vendee-85.fr donne peut-être énormément d’informations, mais personne n’a envie de le dicter au téléphone.
Votre nom de domaine fait partie de votre branding.
Il doit donc être pensé comme un élément de marque avant d’être traité comme un emplacement où entasser des mots-clés.
Choisir un nom de domaine court évite beaucoup de petites erreurs
La simplicité possède une valeur très pratique.
Plus le domaine est long, plus il devient facile de faire une faute.
Cela compte lorsqu’un client tape directement l’adresse, mais aussi pour les emails.
Une lettre oubliée dans un nom compliqué peut envoyer un message important au mauvais endroit ou simplement provoquer une erreur.
Les tirets méritent également un peu de retenue.
Un seul tiret peut rendre certaines combinaisons plus lisibles. Plusieurs commencent à compliquer la mémorisation.
Il faut aussi penser à la prononciation.
Essayez de dire votre adresse à voix haute sans l’épeler.
Si vous êtes obligé d’expliquer chaque fois qu’il faut un tiret entre deux mots, remplacer un “i” par un “y” puis ajouter un chiffre à la fin, la marque va répéter cette gymnastique pendant longtemps.
Même chose pour les mots volontairement mal orthographiés.
Ils peuvent créer un nom très distinctif.
Ils peuvent aussi provoquer des fautes permanentes.
Le bon choix dépend donc du niveau de singularité que la marque gagne réellement en échange.
L’extension doit correspondre à votre terrain de jeu
Pour une entreprise française travaillant principalement en France, .fr reste une extension extrêmement naturelle.
Le .com possède une dimension plus internationale et reste très reconnu.
D’autres extensions peuvent avoir du sens selon le projet, mais il faut se demander comment elles seront perçues par vos clients.
Une startup technologique n’a pas forcément les mêmes codes qu’un cabinet d’avocat local ou qu’une PME familiale.
La disponibilité joue également.
Quand une marque importante peut récupérer plusieurs extensions principales correspondant exactement à son nom, il peut être pertinent de les réserver puis de rediriger les domaines secondaires vers l’adresse principale.
Cela limite certains risques de confusion.
Vous n’avez pas besoin d’acheter cinquante extensions exotiques par peur qu’une personne inconnue réserve un jour votre nom en .pizza.
On protège les variantes réellement utiles.
Le choix doit rester proportionné à la valeur de la marque et à son développement prévu.
Évitez de construire votre domaine autour d’un métier trop étroit
Votre entreprise d’aujourd’hui n’est peut-être pas celle de 2032.
Imaginons que vous soyez spécialisé dans la création de logos et que vous choisissiez une adresse exclusivement construite autour de cette activité.
Trois ans plus tard, vous faites du branding complet, du web, du contenu et du conseil.
Le domaine continue pourtant de vous présenter comme “logo quelque chose”.
Un nom de marque plus large peut accompagner plus facilement cette évolution.
C’est l’une des raisons pour lesquelles la réflexion sur le nom doit précéder la création de site internet lorsqu’une entreprise démarre.
On pense au futur suffisamment pour éviter une cage.
Cela ne veut pas dire créer une marque totalement abstraite en prévision d’une hypothétique diversification mondiale.
Votre nom doit rester pertinent aujourd’hui.
Il doit simplement laisser assez d’espace pour respirer demain.
Un domaine est beaucoup plus agréable à conserver pendant dix ans qu’à migrer tous les deux ans parce que la stratégie commerciale a évolué.
Vérifiez ce qui existe déjà avant de tomber amoureux du nom
Trouver un nom excellent à 23 h 30 peut provoquer un enthousiasme assez intense.
Avant d’imprimer dix mille cartes, quelques vérifications s’imposent.
La disponibilité du domaine est évidemment la première.
Il faut ensuite regarder les marques et entreprises déjà présentes sur un terrain proche, ainsi que les principaux réseaux sociaux si ceux-ci jouent un rôle important dans votre stratégie.
Un domaine disponible ne signifie pas automatiquement que le nom est juridiquement libre de toute utilisation ou risque de confusion.
Les enjeux de propriété intellectuelle méritent donc une vérification adaptée à l’importance du projet, avec un professionnel compétent lorsque nécessaire.
On peut également chercher le nom sur Google.
Vous découvrirez parfois qu’un mot magnifique possède déjà une vie numérique très chargée ou une signification que personne dans l’équipe n’avait remarquée.
Mieux vaut apprendre cela avant le lancement.
Le naming reste un travail créatif.
Il gagne énormément à être accompagné d’une bonne dose de vérification très terre à terre.
Le domaine doit rester sous votre contrôle
Dernier point, et il est moins sexy que le choix du nom : la propriété et les accès.
Le domaine de votre entreprise doit être enregistré proprement et son renouvellement doit être suivi.
Évitez autant que possible qu’une adresse stratégique dépende uniquement du compte personnel d’un prestataire disparu depuis quatre ans.
Vous devez savoir chez quel registrar le domaine est enregistré, qui possède les accès et quelle adresse reçoit les notifications importantes.
Le renouvellement automatique peut éviter une belle catastrophe.
Perdre temporairement son domaine parce qu’une carte bancaire a expiré est une manière assez désagréable de découvrir que le site et les emails dépendent du même petit abonnement annuel.
Chez Brand Architect, nous voulons que le client comprenne ce qu’il possède.
Le suivi peut démarrer à 100 € par mois avec hébergement et maintenance compris, mais la logique reste la même : vous rendre autonome plutôt que créer une dépendance artificielle.
Votre domaine est une partie de votre entreprise.
Vous devez en garder les clés.
Questions fréquentes
Combien coûte un nom de domaine ?
L’enregistrement d’un domaine classique représente généralement un coût annuel relativement faible, variable selon l’extension et le registrar. Chez Brand Architect, les projets web démarrent autour de 1 500 € et le suivi à partir de 100 € par mois peut inclure l’hébergement et la maintenance. Le prix du domaine lui-même reste normalement une toute petite partie du budget d’un site.
Vaut-il mieux choisir un domaine en .fr ou en .com ?
Pour une entreprise principalement française, le .fr est souvent un excellent choix. Le .com peut être pertinent pour une activité internationale ou une marque souhaitant une adresse plus universelle. Lorsque le budget et la disponibilité le permettent, réserver les deux peut aussi éviter certaines confusions.
Faut-il mettre des mots-clés SEO dans son nom de domaine ?
Ce n’est généralement pas nécessaire. Un domaine clair, mémorisable et cohérent avec votre marque possède beaucoup plus de valeur à long terme qu’une adresse remplie de mots-clés. Le référencement se construit surtout grâce à la qualité du site, de son architecture, de ses contenus et de son autorité.
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