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Le journal

Refaire son logo ou le retoucher ? L'arbre de décision

Par Adrien

Quand un dirigeant nous dit « il faudrait refaire le logo », la bonne réponse est souvent « peut-être pas ». Il existe trois niveaux d’intervention, et les confondre coûte soit trop d’argent, soit trop de capital de marque. Voici notre arbre de décision, celui qu’on déroule en rendez-vous.

Le refresh : garder l’âme, moderniser le trait

Si votre logo est reconnu sur votre marché, qu’il a dix ou vingt ans de présence, le détruire serait brûler un actif. Les plus grandes marques du monde ne refont jamais leur logo : elles l’affinent par petites touches, en gardant ce que l’œil reconnaît. Épaissir un trait, moderniser une typo, simplifier pour les petits écrans : c’est un refresh, ça coûte une fraction d’un rebranding, et vos clients sentent du neuf sans perdre leurs repères.

C’est la voie du milieu que peu d’agences proposent spontanément, pour une raison simple : elle se facture moins cher qu’une refonte.

La refonte : quand le logo dit quelque chose de faux

On refait vraiment un logo quand il raconte une entreprise qui n’existe plus : le plombier devenu groupe de génie climatique, l’atelier devenu marque nationale, le nom qui a changé. Là, retoucher revient à repeindre une porte qui donne sur la mauvaise maison. Le signal de bascule est simple : si votre gêne vient de l’esthétique, refresh ; si elle vient du sens, refonte.

Le piège : refaire par lassitude

Vous voyez votre logo cent fois par jour, vos clients le voient cent fois moins. Votre lassitude arrive des années avant la leur, et redessiner un logo efficace parce qu’on s’en est lassé en interne est la plus coûteuse des erreurs de branding : on paie pour détruire de la reconnaissance.

Le diagnostic entre les trois se fait en une conversation, logo sur la table. Et comme il débouche une fois sur trois sur « ne touchez à rien », c’est une conversation rentable. Elle est offerte, comme toutes les premières conversations chez nous.

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