Le journal
Les 7 erreurs d'identité visuelle qu'on répare le plus souvent
Quand une identité arrive chez nous pour réparation, le diagnostic tombe presque toujours dans la même liste. La voici en entier, à utiliser comme check-up de votre propre marque : comptez vos points, on vous dit quoi en faire à la fin.
Les sept blessures classiques
Un : le logo illisible en petit. Dessiné en grand sur un écran, il devient une tache en photo de profil. Or c’est en petit qu’il vit le plus souvent.
Deux : la palette infinie. Chaque support a ajouté sa couleur, et trois ans plus tard la marque en compte douze. Une identité forte tient sur deux couleurs et une d’accent ; au-delà, plus rien n’est signature.
Trois : la typo système. Arial et Calibri disent « nous n’avons pas décidé ». Une typographie choisie coûte parfois zéro euro et change tout, c’est le meilleur ratio effort-effet du design.
Quatre : le logo décliné à l’infini sans règles. Étiré ici, recoloré là, sur fond photo ailleurs. Sans zone de protection ni interdits écrits, chaque usage l’abîme un peu.
Cinq : l’incohérence entre canaux. Le site dit moderne, la plaquette dit 2009, le camion dit autre chose. Le client, lui, en déduit du désordre.
Six : le style photo inexistant. Moitié photos de banque génériques, moitié photos de téléphone non traitées : deux marques en une, aucune des deux choisie.
Sept : tout est là, mais personne ne l’applique, parce que la charte dort dans un dossier que seul le graphiste a ouvert.
Ce que votre score signifie
Zéro à un point : votre identité est saine, entretenez-la. Deux à trois : un refresh discipliné suffit, quelques semaines de travail, pas de révolution. Quatre et plus : le problème n’est plus cosmétique, il est structurel, et le traiter blessure par blessure reviendrait à repeindre des murs fissurés. C’est là qu’on repart des fondations avec un stylescape, pour que toutes les décisions se prennent une fois, ensemble, et tiennent.
Le check-up complet, sur vos vrais supports posés sur la table, prend une heure. Devinez combien elle coûte.