Aller au contenu EN

Le journal

Comment briefer une agence (pour ne pas être déçu)

Par Adrien

Petit secret d’agence : quand un projet déçoit, le problème était souvent visible dès le brief. Pas par manque d’intelligence de qui que ce soit, mais parce que briefer est un exercice qu’on ne vous a jamais appris. Réparons ça.

Ce qu’un bon brief contient

Le contexte d’abord : votre entreprise, votre marché, ce qui a déclenché le projet maintenant. Une agence qui comprend pourquoi vous appelez aujourd’hui plutôt qu’il y a deux ans travaille deux fois mieux.

L’objectif ensuite, en termes de résultat, pas de livrable. « Un nouveau site » n’est pas un objectif. « Générer des demandes de devis qualifiées » en est un, et il changera peut-être la nature même du livrable qu’on vous proposera.

Les contraintes, toutes : le budget, les délais, les personnes qui valident, ce qui est intouchable. Un budget annoncé n’est pas une faiblesse de négociation, c’est ce qui permet de vous proposer le meilleur périmètre possible plutôt qu’un projet hors sol.

Et vos goûts, assumés : trois références que vous aimez, deux que vous détestez, même si vous ne savez pas expliquer pourquoi. On sait lire entre les images.

Ce qu’il faut oser dire

Les échecs passés surtout. Le prestataire précédent qui s’est mal terminé, le logo déjà refait deux fois, la vraie raison du changement. Ces histoires sont gênantes à raconter et précieuses à entendre : elles contiennent tout ce qu’il ne faut pas reproduire.

Ce qu’une bonne agence fera de toute façon

Un brief n’est pas un contrat, c’est un point de départ. Une agence sérieuse va le questionner, le bousculer, parfois vous dire que le besoin exprimé n’est pas le besoin réel. C’est le début de notre méthode : chez nous, ça s’appelle dessiner les plans avant de poser la première pierre, et ça commence toujours par une conversation où vous parlez plus que nous.

← Tous les articles