Le journal
Charte graphique : ce qu'elle doit contenir, ce qui manque toujours
On reçoit régulièrement des chartes graphiques existantes en début de mission, et le constat revient sans cesse : deux pages, un logo, deux couleurs, une police. C’est un faire-part, pas une charte. Voici ce qu’un document sérieux doit couvrir pour être utile au quotidien.
Le socle attendu
Le logo dans tous ses états : versions, tailles minimales, zones de protection, fonds autorisés et interdits, avec des exemples de mauvais usages, parce que c’est ce que les gens retiennent le mieux. La palette complète, avec les codes pour l’écran et pour l’impression, et surtout les proportions d’usage : quelle couleur domine, laquelle accentue. Les typographies, avec leur hiérarchie réelle : titres, sous-titres, texte courant, et les polices de remplacement pour les outils bureautiques du quotidien.
Ce qui manque presque toujours
Le style photographique d’abord. Deux entreprises avec le même logo et des photos différentes semblent être deux marques différentes. Une charte doit dire ce qu’on photographie et comment : lumière, cadrages, retouches, ce qu’on ne montre jamais.
Le ton de voix ensuite, le grand oublié. Comment la marque écrit, tutoie ou vouvoie, plaisante ou pas, signe ses mails. La cohérence verbale compte autant que la visuelle, et aucun graphiste ne peut la deviner.
Les applications concrètes enfin : à quoi ressemblent un post Instagram, une présentation commerciale, une signature de mail, un devis. C’est là que la charte quitte le PDF pour entrer dans la vraie vie, et c’est exactement là que la plupart s’arrêtent.
La charte n’est pas le point de départ
Dernier point, qui est notre marotte : une charte documente un univers, elle ne le crée pas. Si l’univers n’a pas été pensé en amont, la charte fige juste des décisions prises au hasard. C’est pour ça qu’on commence toujours par un stylescape, et que la charte en découle. Vérifiez la vôtre face à cette liste : si elle couvre tout, gardez-la précieusement. Sinon, vous savez où nous trouver.